
Yash Godebski

Né en 1967 à Paris, Yash Godebski a vécu son enfance dans le sud, entre Uzès et Nîmes. Un père sculpteur, un grand-père peintre… Yash passe son temps à dessiner, à parfaire sa technique en s’inspirant
de bandes dessinées (Moëbius, Frankin…) Son Bac en poche, il monte à Paris, fait ses études à l’atelier Met de Penningen (ESAG), puis devient graphiste publiciste.
A l'occasion de la parution du deuxième volume de l'anthologie graphique "Grand Hôtel Orbis", Arts Factory [ galerie nomade ] et les éditions Orbis Pictus Club présentent un ensemble inédit de dessins en noir et blanc, réalisés par les artistes participant à cette luxueuse publication de près de 400 pages.
Passionnées de mode et elles-mêmes créatrices, deux amies Jennifer (Les Créatures) et Alix (KaïFi)
ont eu envie, en mai 2003, de créer une expo-vente à la fois intimiste et novatrice qui leur permettrait
de présenter leurs collections au public et de rencontrer leurs clients d’une façon différente.
C’est ici et maintenant. Switch in. Ici un réalisateur, puis un autre. Là un chef opérateur, un autre encore ; là un graphiste… Ici, souvent, il manque le temps pour que leurs regards se croisent. Maintenant, le flot des images. Vingt cinq dans cette seconde que multiplient les heures et les jours. Ici et maintenant, comme une addiction, le rythme des films publicitaires fabriqués par leurs yeux.
SO’xperts a été créée en 2007 par Sophie Callies qui a acquis une solide expérience en matière de pilotage de la performance marketing à des postes de management international chez Apple, Netscape, AOL Time Warner, Alcatel et Cartesis.
Né en 1967 à Paris, Yash Godebski a vécu son enfance dans le sud, entre Uzès et Nîmes. Un père sculpteur, un grand-père peintre… Yash passe son temps à dessiner, à parfaire sa technique en s’inspirant
de bandes dessinées (Moëbius, Frankin…) Son Bac en poche, il monte à Paris, fait ses études à l’atelier Met de Penningen (ESAG), puis devient graphiste publiciste.
Au début des années 80, poussé par un besoin " viscéral " d'expression, il se tournera d'abord vers le théâtre (conservatoire national supérieur d'art dramatique), avant d'être définitivement rattrapé par la peinture. http://www.charlesbataille.com/

Né en 1967 à Paris, Yash Godebski a vécu son enfance dans le sud, entre Uzès et Nîmes. Un père sculpteur, un grand-père peintre… Yash passe son temps à dessiner, à parfaire sa technique en s’inspirant
de bandes dessinées (Moëbius, Frankin…) Son Bac en poche, il monte à Paris, fait ses études à l’atelier Met de Penningen (ESAG), puis devient graphiste publiciste.
A 25 ans, il décide de se consacrer entièrement
à sa peinture. Avec le concours de souscripteurs privés, il relève le pari d’un marathon : cent toiles en un mois. Ce rythme intensif l’oblige à oublier ses apprentissages, à se concentrer sur son inspiration, son expérience, sa technique.

Autoroute - 2006 - acrylique sur toile - 97x130 cm
Loin des galeries, il imagine et réalise son propre parcours. Notamment une série d’expos « bail à céder » où il investit des locaux, des boutiques en cessation de bail.
Depuis trois ans, il expose chaque printemps à l’Espace Beaurepaire à Paris.
Thèmes figuratifs puisés dans son cadre de vie (le sud et Paris, récemment New York), Yash Godebski les peint de mémoire, sans référent photo. Il emprunte au cinéma cadrages et profondeur de champs, sans tomber dans l’hyperréalisme.

Pont - 2006 - acrylique sur toile - 120x120 cm
Sa démarche, parfois ses sujets, n’est pas sans rappeler le
travail d’un Hopper. Dominée par le couple lumière et perspectives, sa peinture peut être vue sous un angle dual, d’oppositions. Au combat ombre et lumière répond d’extravagantes perspectives (plongée et contre-plongée). Impression d’immobilité dans des compositions dynamiques, d’une froide solitude écrasée de couleurs festives. Oppositions aussi des thèmes : les traditions du Sud, villages, fêtes, siestes, soleil
rivalisent avec l’univers urbain, architectures imposantes ou friches, rues bigarrées, éclairages criards, nuit.
Spectateur solitaire, décalé, Yash Godebski peint les formes et leurs reflets. Il conçoit ses personnages comme des objets, sans jamais aborder leurs pensées, leurs sentiments. Les hommes sont souvent de simples figurants au visage esquissé, caché par un chapeau, dans l’ombre, ou même absents,
suggérés. Ses femmes ont parfois la tête carrément coupée … elles sont corps, lignes sensuelles,
couleur. Deux de ses thèmes de prédilection : le paysage urbain déserté ; le coin de table (théière, déjeuner, boissons…) abandonné. La solitude, l’absence… les rues dépeuplées, les maisons inhabitées,
les bars sombres… les chaises vides envahissent ses toiles.
Par delà ses contrastes lumineux, ses perspectives spectaculaires, les tourments du créateur se révèlent… telle cette fanfare déchaînée, ce musicien fatigué, cette guitare délaissée…

Ce toréro hésitant àentrer dans l’arène, affronter la foule, celle-là même qu’il affole avec un animal furieux. Ce toréro encore, ce razeteur qui prend tant de risques dans son métier, à jouer avec son inspiration et ce
taureau violent, mythique peut-être, venu des tréfonds. Lassitude aussi, besoin de silence, de sieste, de hamac…de femmes alanguies.
Comment être seulement au-dessus tel un Dieu oiseau, ou à terre tel un insecte vulnérable… devant une fenêtre fermée, volets clos… entrouverte sur la pénombre, une chambre noire, berceau de toute émotion…
ce vide que l’on refuse d’affronter… que l’on affronte pourtant. D’où cette dextérité, cette technique implacable, ces angles inédits, ces couleurs vibrantes… ce combat contre le blanc d’une toile, d’une vie.




